Peintures flamandes et hollandaises

du Musée d'art et d'histoire de Genève

21 octobre 2016 - 22 janvier 2017

Le Musée d’art et d’histoire de Genève conserve plus de 280 peintures flamandes et hollandaises du XVe au XVIIIe siècle. Issu principalement de dons et de legs successifs dus à la générosité de plusieurs collectionneurs (Jacob Duval, Gustave Revilliod, Lucien Baszanger, etc.), le fonds constitue, sur le plan numérique, le plus important ensemble de peintures de ces écoles en Suisse et présente une remarquable cohérence qui en fait un cas exemplaire dans l’histoire des collections. Entre 2002 et 2009, il a fait l’objet d’une campagne systématique de restauration et d’étude scientifique, qui a abouti à la publication d’un catalogue raisonné et permis d’en mesurer la place au sein du musée et l’importance sur le plan international.

La présente exposition propose une sélection de 81 tableaux, focalisée sur le XVIIe siècle, le Siècle d’or, c’est-à-dire l’époque de Rubens et de Rembrandt. Organisée en six sections thématiques, elle met en évidence le phénomène de spécialisation des peintres dans un genre particulier, en soulignant le contraste entre le marché diversifié des sept Provinces-Unies (les Pays-Bas actuels, souvent désignés par métonymie comme la Hollande), majoritairement calvinistes, et celui, plus centralisé, des Pays-Bas espagnols (la Belgique actuelle, désignée comme la Flandre), restés catholiques. Elle se donne deux objectifs principaux: d’une part révéler à un large public un pan aussi important que méconnu des collections genevoises; d’autre part, le replacer dans une histoire du goût.

Avec la participation exceptionnelle des Musées d'art et d'histoire de Genève.


Symbolisme

Les sortilèges de l'eau

3 février 2017 - 21 mai 2017

Apparu à la fin du XIXème siècle, dans un climat de profonds bouleversements - révolution industrielle, exode rural, expansion démographique, développement du socialisme, émergence de la biologie et de théorie évolutionniste, remise en question du moi et du rôle de la conscience - le symbolisme se développe en réaction au matérialisme, au positivisme et au réalisme en art. Certes réactionnaire, il participe cependant à l’avènement futur du modernisme et annonce des mouvements comme l’abstraction et le surréalisme. Défendant une perception du réel imprégnée de spiritualité, l’artiste symboliste favorise la traduction subtile d’états d’âme, de l’imaginaire, du rêve. Il ne pouvait qu’être fasciné par l’insaisissable et mouvante nature de l’élément liquide, ses infinies variations poétiques, ses puissantes évocations mythiques et symboliques. A la fois surface et profondeur, pourvoyeuse de létalité ou de puissance vitaliste, opaque ou transparente, déferlante ou calme étendue, l’eau traduit aussi la forte polarisation qui anime le symbolisme, oscillant entre pessimisme noir et idéalisme, quête d’un nouveau langage formel ou retour aux sources pré-renaissantes. Ainsi, l’exposition se propose de dévoiler les diverses facettes du symbolisme à travers le prisme de l’eau, dont le riche répertoire thématique inspira peintres, sculpteurs, poètes, musiciens, ébénistes, verriers et céramistes. Une partie de l’exposition sera itinérante et présentée au Musée Félicien Rops, à Namur, en Belgique.


L'Orient aux deux visages

3 juin - 24 septembre 2017

Parce qu’il a beaucoup fantasmé sur l’Orient et sur les lieux qui lui étaient rigoureusement interdits, le peintre occidental a rêvé ce qu’il ne pouvait voir: des scènes de jalousie au sérail, des femmes au narghilé alanguies dans le harem ou suant au hammam, la peau lavée à grande eau par une mulâtresse aux seins nus. Apparue à la fin du XIXème siècle, en plein âge d’or de la peinture orientaliste, l’imagerie populaire des pays d’Islam valorise à l’inverse tout ce que l’orientalisme a précisément négligé: le sentiment religieux, la calligraphie associée à l’image, les héros ou les martyrs de la culture et de l’histoire islamiques. Elle connaît, grâce aux nouvelles technologies, un développement sans précédent dans la seconde moitié du vingtième siècle, au moment même où la peinture orientaliste s’essouffle complètement. En se focalisant sur la représentation de la femme dans la peinture orientaliste et dans l’imagerie populaire en terre d’Islam, l’exposition "L’Orient aux deux visages" révèle ce hiatus profond entre l’Orient vu non pas tel qu’il est, mais comme l’Occident veut le voir et tel que les pays d’Islam veulent qu’on le voie.




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